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B. CIERZNIAK,
Mise
à jour : 14-03-2007
L'élite en Russie du XIXe siècle à nos jours
Les personnalités : choix très subjectif
AKHMATOVA Anna
(1889-1966)
Анна Андреевна Горенко (псевдоним
Ахматова)
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Elle fut dès ses débuts une
brillante représentante de l'acméisme,
mouvement poétique né en 1912 par réaction contre le symbolisme. Ses premières
poésies (Soir, 1912; Rosaire, 1914), au ton intimiste, sont
courtes, concises, d'une grande perfection formelle. Avec Anno Domini
MCMXXI (1922), elle montre qu'elle n'est pas indifférente à la vie
civile et religieuse, mais il lui est interdit, jusqu'en 1940, de publier.
Radiée en 1946 de l'Union des écrivains soviétiques pour «érotisme,
mysticisme et indifférence politique», elle fut réhabilitée en 1955.
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BAKOUNINE Mikhaïl
(1814-1976)
Михаил Александрович Бакунин
Révolutionnaire, théoricien
de l'anarchisme, l'un des idéologues du populisme révolutionnaire. En exil
à partir de 1840, participe à la révolution de 1848 (Paris, Dresde,
Prague). En 1851 remis aux autorités russes par l'Autriche, incarcéré puis
envoyé en Sibérie, d'où il s'enfuit en 1861. Son ouvrage "L'État et
l'anarchie" a eu une grande influence sur le développement du mouvement
populiste en Russie.
BLOK Alexandre
(1880-1921)
Александр Александрович Блок
Poète, chef de file du courant symboliste, déjà célèbre
au moment de la révolution. Comme de nombreux intellectuels et artistes de l'époque,
il espère que de la révolution naîtra un monde nouveau. La réalité
brutale des événements, les privations de la guerre civile et les difficulté
que rencontre la création sous le nouveau régime entraîneront sa mort en
1921 lors de la grande famine. Il laisse une oeuvre importante : Les vers
de la Belle Dame (1912), Douze (1918), Les Scythes (1920),
et en 1918 un texte célèbre L'Intelligentsia et la Révolution
(1918).
BOULGAKOV Mikhaïl (1891-1940), romancier et auteur
de théâtre.
Михаил
Афанасьевич
Булгаков
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Romans et récits |
Théâtre |
| 1924 : la Garde blanche |
1926 : les Journées de Tourbine |
| 1925 : Cœur de chien |
1926-28 : la Fuite |
| 1928-40 : le Maître et Marguerite |
1929-36 : la Cabale des dévots. |
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DOSTOÏEVSKI Fiodor (1821-1881), romancier.
Фёдор
Михайлович Достоевский
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Fils d'un médecin
propriétaire foncier assassiné par ses serfs. Vit pauvrement à
St-Pétersbourg à sa sortie de l'École supérieure des ingénieurs
militaires,
fréquentant les milieux libéraux. 1849 : emprisonné, condamné à
mort, gracié sur le terrain d'exécution. 1850-53 : travaux forcés
en Sibérie, puis soldat. Rentre à St-Pétersbourg en 1860. Dettes.
1867 : s'enfuit à l'étranger. Rentre en 1871 après le succès des
"Possédés". |
| Dostoïevski
prophétise le naufrage à venir d'une société qui fait de
la satisfaction des besoins empiriques l'essentiel de la vie.
Car l'homme ne vit pas seulement de pain : la société
que les hommes jugent bonne, cette société socialiste, que
Dostoïevski hait parce qu'il y voit l'expression d'un
catholicisme oublieux de la vivante personne du Christ,
consacre la perte de l'homme. |
| Les
Pauvres Gens (1846) |
Le Joueur (1866) |
| Souvenirs
de la maison des morts (1861) |
Mémoires
écrits dans un souterrain (1864) |
| Crime et
Châtiment
(1866) |
L'Idiot (1868-1869) |
| L'Éternel
Mari (1870) |
Les Possédés (1871) |
| L'Adolescent
(1875) |
Les Frères
Karamazov (1880) |
ESSENINE Sergueï
(1895-1925)
Сергей Александрович Есенин
C'est la nature de la campagne
russe de son enfance qui lui inspirera ses premiers poèmes lyriques. Il veut
être instituteur, travaille quelque temps comme correcteur et entre en
contact avec les poètes symbolistes A. Blok, A. Belyi. Son premier recueil Radounitsa
(1916) chante la nature russe et les personnages hauts en couleurs qui
l'habitent : vieux-croyants, vagabonds, pèlerins. Exalté par la révolution,
il publie La Confession d'un voyou (1920), Pougatchev (1922), Moscou
des Cabarets (1923). En 1922 il épouse la danseuse Isadora Duncan avec
qui il fait plusieurs voyages en Europe. Cinq ans avant Maïakovski il réalise
que le nouveau régime ne permet pas la liberté de la création artistique.
Essenine se suicide en 1925.
GOGOL Nicolaï (1809-1852)
Николай
Васильевич Гоголь
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Issu d'une famille d'hobereaux
ukrainiens il s'intéresse tôt à la littérature. On a voulu voir en lui le
père du réalisme et le précurseur du fantastique, alors que lui-même
n'aspirait qu'à travailler au redressement moral de la Russie et de l'humanité.
A vingt ans il s'installe à St-Pétersbourg pour faire carrière dans
l'administration. |
Ses souvenirs d'enfance et la satire du monde de la bureaucratie apparaissent
dans dans ses oeuvres :
Les
Soirées du hameau (1831).
En 1835, Gogol regroupe sous le titre de Mirgorod plusieurs textes,
dont une épopée, Tarass Boulba, célébrant la résistance cosaque
aux Polonais, Vij, La Querelle des deux Ivans et Les Propriétaires
d'autrefois. La même année, il publie Les Arabesques (comprenant La
Perspective Nevski, Le Journal d'un fou, Le Portrait.) puis
Le Nez, 1835 ; Le Manteau, 1842.
Sa pièce Le Revizor (1836) est accueillie chaleureusement par les libéraux
et violemment décriée par les conservateurs. Son chef-d'oeuvre en, les
Aventures de Tchitchikov ou les Âmes mortes (1841) est apprécié
en tant que peinture sociale du servage en Russie et non pour l'humour dont il
voulait faire preuve.
A la fin de sa vie il sombre dans le mysticisme et meurt pratiquement dément.
GORBATCHEV Mikhaïl (1931)
Михаил
Сергеевич Горбачёв
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7e Secrétaire général du
PC URSS (генсек), promu le 11 mars 1985. Premier et dernier
président de l'URSS 15 mars 1990 - 25 décembre 1991. A tenté de réformer
le régime en prônant la restructuration (перестройка)
et la transparence (гласность). Prix Nobel de la paix
en 1990. Abandonne le pouvoir à la suite du putsch de
1991. |
GORKI Maxime (1868-1936)
Максим Горький,
Алексей
Максимович Пешков
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Il a cinq ans à la mort de son père,
agent maritime à Astrakhan. Sa mère le confie à ses grands parents. A
l'âge de huit ans, il doit renoncer à l'école pour gagner sa vie. Au
cours de sa jeunesse difficile il exerce de nombreux métiers. Cette période
lui suggère le pseudonyme - gorki signifie amer
- et inspire la pièce
Les Bas-Fonds (1902) et les romans : Ma vie d'enfant
(1914), En gagnant mon pain (1915-1916),Mes universités
(1923).
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Dès 1903 il soutient les bolcheviques tout en étant souvent en désaccord
avec Lénine. De 1921 à 1928 il vit en Italie soi-disant pour raisons de santé.
Rentre en URSS en 1928 et est nommé président de l'Union des écrivains soviétiques.
Malgré cette consécration, il est constamment déchiré entre sa fidélité
au bolchevisme et ses idées sur la liberté indispensable aux artistes.
Sa ville natale Nijni-Novgorod s'appellera Gorki de 1936 année de sa mort
jusqu'à la fin de l'Union Soviétique en 1991.
KERENSKI Alexandre
(1881-1970)
Александр Фёдорович Керенский
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Avocat. Homme politique
russe. Rejoint les S-R (socio-révolutionnaires) en mars 1917. Devient
successivement dans le gouvernement provisoire : ministre de la
justice, ministre de la guerre et de la marine, ministre-président,
commandant en chef des armées. En 1918 émigre en France, puis aux
USA en 1940. Auteur de mémoires et des publications sur l'histoire de
la révolution russe. |
KOUTOUZOV Mikhaïl (1745-1813)
Михаил Кутузов
Commandant en chef de l'armée russe durant le guerre patriotique de
1812, il recourt à une stratégie souple pour user l'adversaire. Après
avoir battu les troupes napoléoniennes lors de la bataille de Borodino,
il abandonne Moscou sans combattre, puis force l'adversaire à faire
retraite, le poursuit et le bat. L'armée française partie avec plus d'un
demi-million d'hommes, n'en compte plus que 30 000 soldats.
LERMONTOV Mikhaïl
(1814-1841)
Михаил Юрьевич Лермонтов
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Poète romantique. Ses poèmes
expriment la déception qui a suivi le soulèvement Décembriste.
Engagé dans la garde et envoyé dans le Caucase après la publication
de "La Mort d'un poète" et 1937 sur la mort de Pouchkine.
En 1840 publie le roman "Le héros de notre temps". Tué
dans un duel. |
LOMONOSSOV Mikhaïl (1712-1765)
Михаил
Васильевич Ломоносов
Fils d'un pêcheur du Nord de la Russie, un esprit universel qui
soutient la comparaison avec les savants européens illustres de son
époque. Une brève biographie en russe est accessible sur le site de l'Université
d'État de Moscou dont il est fondateur et qui porte son nom.
http://www.cdromclub.ru/msu/msutoday/history/lomonos.htm
MAÏAKOVSKI Vladimir
(1893-1930)
Владимир Владимирович Маяковский
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Né en Géorgie dans une
famille modeste qui devient très pauvre à la mort du père. Arrivé à
Moscou en 1906, Maïakovski adhère au parti bolchevik en 1908, il sera arrêté
à deux reprises. Entré en 1910 à l'École des beaux-arts il mène une vie
de bohême et rejoint le courant des futuristes, en publiant en 1912 La
Gifle au goût du public. Soutenant sans réserve la révolution d'Octobre
et le nouveau régime dont il devient propagandiste avec la publication de
plusieurs poèmes d'inspiration politique : 150 000 000 (1920), Vladimir
Ilitch Lénine (1924), Ça va bien ! (1927).
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Il est également
l'auteur de plusieurs pièces : Mystère Bouffe (1918), La Punaise
et Les Bains (1929). Sa personnalité exubérante et la modernité de
ses vers lui seront reprochés par la bureaucratie dont la lourdeur à la fin
des années 20 lui devient insupportable. Il se suicide le 14 avril 1930 d'une
balle dans le cœur. Sa vie peut être résumée par ce vers : "La barque
de l'amour s'est fracassée contre le quotidien." ("Любовная
лодка разбилась о быт."
NAKHIMOV Pavel (1802-1855)
Павел Нахимов
Amiral. Commandant d'escadrille durant la guerre de Crimée, il
détruit la flotte turque à Sinope (1853, dernière bataille de
l'époque de la Marine à voile). En 1854 il commande la Défense de Sébastopol
face aux forces anglo-françaises, dont la supériorité est
considérable en hommes comme en armements. Il est mortellement blessé au
cours des combats.
Liste des
Prix Nobel russes
PASTERNAK Boris (1890-1960)
Борис Леониыович Пастернак
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Né à Moscou dans une
famille juive. Père : peintre, mère : pianiste. En contact avec les
personnalités les plus prestigieuses. Après avoir fait des études
au conservatoire, Pasternak se passionne pour la philosophie. Parle
plusieurs langues. Premier recueil de poésies en 1914. |
| Enthousiasmé
par la révolution de 1917 il reste en Russie alors que ses parents et
ses sœurs émigrent. Son refus du réalisme socialiste et sa position
critique au moment des procès staliniens font qu'il sera très peu
publié après les années 30 et vit de traductions. Son roman "Le
Docteur Jivago" publié en Italie en 1957 est traduit en 18
langues en 1958, puis porté à l'écran par D. Lean en 1966.
L'attribution du Prix Nobel de littérature - qu'il est contraint de
refuser - lui vaut l'exclusion de l'Union des écrivains. Son oeuvre
ne sera connue en Russie qu'à partir de 1988. |
PAVLOV Ivan (1849-1936)
Иван Петрович Павлов
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Académicien. Physiologiste.
Prix Nobel de médecine et physiologie en 1904. A découvert le réflexe
conditionné au cours de ses célèbres expériences sur les chiens.
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POUCHKINE Alexandre (1799-1837), poète.
Александр
Сергеевич Пушкин
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Fils d'un noble et d'une Éthiopienne, descendante d'otages
rachetés aux Turcs par Pierre le Grand; élevé à la française;
fréquente le milieu mondain et littéraire de Moscou et
St-Pétersbourg. 1820 exilé en Bessarabie pour idées libérales.
1926 gracié, rentre à Moscou. 1831 épouse Nathalie Gontcharova. le
27.01.1837 tué en duel par un Français, G. d'Anthès qui courtisait
sa femme. |
| 1821 : Rouslan et Lioudmila |
1821 : le Prisonnier du Caucase |
| 1828 : Poltava |
1823-30 : Eugène Onéguine |
| 1824-25 : Boris Godounov |
1829 : Doubrovski |
| 1830 : Récits de Bélkine
(prose) |
1833 : la Dame de pique
(prose) |
| 1836 : la Fille du
capitaine (prose) |
1837 : le Cavalier d'airain |
RASPOUTINE Grigoriï
(1864-65-72 ? - 1916)
Григорй Ефимович Распутин
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De son vrai nom Novykh.
Paysan sibérien qui a acquis une notoriété avec ses "prédictions"
et ses "guérisons". Introduit auprès de la famille impériale
pour aider l'héritier du trône hémophile. Inculte, dépravé, mais
intelligent et rusé, il devient très influent auprès des souverains
qui le consultent lors des prises de décisions dans les affaires de
l'État. Toute la société s'élevant contre cet état de choses,
quelques personnalités proches de la famille impériale l'assassinent
en décembre 1916. |
SAKHAROV Andréï
(1921-1989)
Андрей Дмитриевич
Сахаров
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Physicien. Un des créateurs
de la bombe à hydrogène en 1953. Se prononce dès la fin des années
50 contre les essais nucléaires. Défenseur des Droits de l'homme en
URSS. En 1968 publie à l'Ouest les "Réflexions sur le progrès,
la coexistence pacifique et la liberté intellectuelle", ce qui
lui vaut l'éloignement des travaux classés secrets. Prix Nobel de la Paix en 1975.
Après sa protestation contre l'entrée des troupes soviétiques en
Afghanistan il est envoyé en résidence surveillées à Gorki. Rappelé
par M. Gorbatchev en 1986 ; devient député en 1989 et propose
un projet de Constitution.
En 1988 le Parlement européen a créé un Prix A. Sakharov qui récompense
l'activité dans le domaine humanitaire et la défense des Droits de
l'Homme. |
SOLJENITSYNE Alexandre (1918)
Александр
Исаевич Солженицын
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Après des études de mathématiques
et de physique à l'université de Rostov-sur-le-Don, il suit les
cours de philosophie, de littérature et d'histoire à Moscou. En 1941
il entre dans l'armée où il est décoré à deux reprises. En 1945,
par suite d'une lettre à un ami dans laquelle il critiquait Staline,
il est arrêté et condamné à huit ans de travaux forcés. Il passe
quatre ans dans dans une sorte de prison pour intellectuels qu'il décrira
dans |
| Le Premier
cercle, puis il sera envoyé dans un camp de concentration
stalinien qui constitue le sujet de la célèbre nouvelle Une
journée d'Invan Denissovitch. Réhabilité en 1957, il publie
sa nouvelle en 1962. D'autres oeuvres suivent, qui critiquent non
seulement la période stalinienne, mais le régime soviétique en général.
La critique se poursuit dans Le Pavillon des cancéreux
et en 1964 toutes ses oeuvres sont interdites en URSS. Elles seront
acheminées clandestinement à l'Ouest et publiées. Le prix Nobel de
littérature lui sera décerné en 1970. En 1971 il publie Août
14 et en 1973 le premier volume de L'Archipel Goulag.
A la suite de cette publication, Soljenitsyne sera expulsé de l'URSS.
Il publie alors Lénine à Zurich (1975), l'Archipel
du Goulag II (1976), le Chêne et le Veau
(1975), Flamme au vent et l'Erreur de l'Occident
(1981). En janvier 1988, une revue semi-clandestine soviétique, le
Choix, publie sa Lettre aux dirigeants, écrite en 1973.
À partir de 1990, dite «année Soljenitsyne», l'écrivain
commence à être réhabilité en Union soviétique et son œuvre,
interdite et censurée jusqu'alors, est publiée. Soljenitsyne devient
alors pour les Russes le représentant de la «glasnost», terme qu'il
avait lui-même utilisé dans sa Lettre au congrès des écrivains.
Il refusera cependant le prix d'État qu'on lui décerne pour l'Archipel
du Goulag. En 1994, il est retourné dans sa patrie (les
poursuites engagées contre lui pour trahison avaient été abandonnées
en 1991). En 1998, Soljenitsyne a écrit Deux récits
de guerre, où il évoque son passé militaire pendant la
Seconde Guerre mondiale. |
TCHEKHOV Anton (1860-1904)
Антон Павлович Чехов (voir en page Littérature)
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Anton Tchekhov (1860-1904)
(Антон Павлович Чехов), fils d'un commerçant et
petit-fils de serf, il a une enfance difficile dans une famille nombreuse
avec un père tyrannique. Il fait ses études secondaires à Taganrog, sa
ville natale, et dès cette période il envoie aux journaux ses premiers
textes, histoires courtes, souvent humoristiques, petites pièces de théâtre. |
TOLSTOÏ Léon (1828-1910)
Лев Нколаевич Толстой (voir aussi
en
page Littérature)
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Né
dans une famille de vieille noblesse terrienne. Il perd sa mère en
1837 est élevé par sa tante dans le domaine de Yasnaïa Poliana près
de Toula. En 1837 mort du père. 1844-1847 : université de Kazan.
1851-1856 officier dans le Caucase, puis en Crimée en guerre. De
retour à Yasnaïa Poliana dont il a hérité, il se consacre à
l'instruction des paysans de la région. Mariage avec Sophie Bers en
1862.
Dans les années 1890 il se consacre principalement aux réflexions
philosophiques, le "tolstoïsme" qui rejette l'Etat, les
institutions et prône le retour à la terre et la renaissance morale
de l'individu dans le refus de toute violence. |
TOURGUENIEV Ivan (1818-1883)
Иван Сергеевич Тургенев
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Auteur des Récits d'un
chasseur (1847-1852), réquisitoire contre le servage, où sont
montrées les qualités morales et les talents du paysan russe. Ses
romans Roudine (1856), La Veille (1860), Pères et fils (1862),
Premier amour (1862) décrivent la disparition de la culture
traditionnelle de la noblesse, les nouveau héros issus des couches
moyennes, les démocrates, l'esprit de sacrifice des femmes
russes. La vie des russes à l'étranger et le mouvement
populiste russe sont les thèmes de La Fumée (1867) et Terres vierges
(1877). Tourgueniev a vécu de longues périodes en France. Il est
mort à Bougival. |
TSIOLKOVSKI Konstantin
(1857-1935)
Константин
Эдуардович Циолковский
Physicien russe, grand précurseur de
la conquête de l'espace. Issu d'une famille modeste, devenu sourd dans
l'enfance, il ne suit pas une scolarité normale, mais réussit à devenir
professeur de physique en 1879. C'est la lecture de Jules Verne qui éveille
sa passion pour l'espace. Dès 1883 il imagine la propulsion par fusée. En
1903, dans son ouvrage L'Exploration des espaces cosmiques par des engins à réaction,
il imagine des fusées à plusieurs étages, les stations orbitales et les
vols vers les planètes. En 1918 il est élu membre de l'Académie des
sciences.
VYSOTSKI Vladimir (1938-1980)
Владимир Семенович Высоцкий
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Poète, acteur, chanteur,
compositeur interprète. Né à Moscou. Mère : traducteur d'allemand père
: militaire. En 1970 épouse l'actrice française d'origine russe
Marina Vlady. Solitaire, révolté, toujours sur fil du rasoir
par rapport aux autorités soviétiques de l'époque, Vysotski a reçu
à titre posthume le Prix d'État de l'URSS en 1987. Très populaire
malgré une diffusion insuffisante, sa voix rauque demeure
inoubliable.
Photo du spectacle "La Cerisaie" de A. Tchekhov
provient du site http://www.kulichki.com/vv/
qui lui est entièrement consacré. |
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