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B. CIERZNIAK,  Mise à jour : 13-03-2005

L'élite en Russie du XIXe siècle à nos jours 
XIXe siècle jusqu'en 1917

Les empereurs de Russie au XIXe siècle  

 

Nicolas I : règne de 1825 à 1855  

 

Source : http://kolibry.astroguru.com/

Né en 1796, Nicolas ne se souvient que confusément de son père mais il en a hérité l'amour pour les exercices militaires et la stricte discipline. Éduqué par un général, personnage rude à l'esprit borné, Nicolas marquera durant toute sa vie son aversion pour les études classiques et la philosophie. Il encouragera en revanche les études scientifiques.

Chargé par Alexandre I de la formation des troupes de génie, il fonde en 1819 un centre d'études qui deviendra l'Académie des ingénieurs militaires. Très aimé de ses collaborateurs immédiats, il n'est pas populaire dans la Garde, composée de jeunes officiers nobles hautement instruits qui s'étaient organisés en groupes plus ou moins secrets qui souhaitaient des changements profonds en Russie. 

Le jour où les régiments de la Garde devaient prêter serment au nouvel empereur, le 14 décembre 1825 ces groupes, qu'on appellera " Décembristes " ou "Dékabristes", décident de passer à l'action et poussent leurs hommes à se révolter. Le tsar est accueilli par des coups de feux. Mais les meneurs ne sont pas suivis, ni par leurs soldats, ni par la population, leurs revendications, en particulier l'exigence d'une Constitution n'étant pas comprises. Les régiments demeurés fidèles parviennent sans peine à rétablir l'ordre. 

120 officiers et civils passèrent en jugement et 36 furent condamnés à mort. 5 seulement seront exécutés, la peine des 31 restants sera commuée par l'empereur en celle des travaux forcés. Un grand nombre sera envoyé en Sibérie. 

L'insurrection des Dékabristes fut le premier mouvement révolutionnaire en Russie. Il eut pour conséquence la restriction des libertés dans l'éducation, le renforcement de la censure et l'instauration d'une politique réactionnaire étouffante qui caractérise tout le règne de Nicolas I. Il réprimera durement toute velléité de révolte, en particulier les soulèvement des peuples récemment rattachés à la Russie, comme les Polonais. Il tentera d'isoler la Russie du reste du monde. 

En 1833 le comte Ouvarov élabore le slogan "Orthodoxie, Autocratie, Nationalité (ou génie national)" (Православие, Самодержавие, Народность) résumant les principes sur lesquels reposera désormais la monarchie et auxquels toute personne doit se conformer.

Le tsar se méfiera désormais de la noblesse qu'il renverra dans ses terres, et engagera dans les administrations un personnel nouveau, instruit, mais issu souvent de milieu modeste. Ces fonctionnaires constituent une nouvelle élite qui doit sa promotion à l'État et qui le servira mieux que ne l'avait fait la noblesse. 

Une autre leçon en a été tirée par les élites qui ont compris qu'aucun changement ne saurait intervenir en Russie sans le soutien du peuple. Les intellectuels commencent à s'intéresser au peuple constitué essentiellement de paysans, découvrant ainsi ce qui est le plus grave problème de l'époque : le servage. Depuis que la noblesse a délaissé le service de l'État, l'existence du servage apparaît de plus en plus inacceptable. 

Nicolas I disparaît en 1855 au moment où il est en train de perdre la guerre de Crimée.

 

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